2020 - Matières premières coûteuses



Les matières premières coûteuses des batteries modernes à haute performance

Qui soupçonnerait que les appareils techniques, y compris les batteries modernes à haute performance que nous utilisons, nécessitent des matières premières déterrées par des mains d‘ enfants ? Ainsi, l'extraction de matières premières essentielles s'accompagne de conditions inhumaines et de conséquences menaçant l’existence des peuples indigènes des pays concernés. La numérisation ciblée et omniprésente peut-elle encore être considérée comme un progrès mondial ?


Le lithium et le cobalt sont des matières premières essentielles pour les batteries modernes à haute performance des smartphones, ordinateurs portables et de tous les sortes de véhicules électriques. La demande de ces matières premières croît dans le monde entier au même rythme que la demande de ces batteries.


Le lithium se trouve en grande quantité en Australie et en Amérique latine. Il est extrait de grands lacs salés dans la région appelée le triangle du lithium partagée par le Chili, l‘Argentine et la Bolivie. Au Chili, par exemple, 21 millions de litres d'eau doivent être pompés chaque jour à plus de 100 mètres de profondeur pour l'extraction industrielle du lithium, soit des quantités gigantesques. L'abaissement de la nappe phréatique et la pénurie d'eau créée artificiellement ont des conséquences qui menacent l’existence de l'agriculture et de l'élevage pour les populations indigènes.


L'extraction du cobalt au Congo, en Afrique centrale, se fait dans des conditions inhumaines. Les grandes mines industrielles sont aux mains de multinationales suisses et chinoises. En plus, il y a d'innombrables petites mines. Les mineurs respirent constamment des poussières de cobalt toxiques. Des dizaines de milliers d'enfants travaillent dans des puits étroits; beaucoup ont été ensevelis.


Ainsi, la numérisation omniprésente, que l'on appelle « progrès », où rien ne fonctionne sans smartphone, et la mobilité électrique, dont on fait l'éloge comme « alternative verte », s'avèrent être une exploitation de l'homme et de la nature méprisant l'environnement. Les chercheurs n'ont-ils vraiment rien de mieux à offrir ?




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